Michel Volkovitch
Traductions :
une trentaine d'ouvrages de prose :
Stratis Doùkas, Histoire d'un prisonnier (Gingko)
Dimìtris Hadzis, La fin de notre petite ville (Aube)
Còstas Hadziaryìris, Le peintre et le pirate (Le serpent à plumes)
Còstas Taktsis, La petite monnaie (Gallimard)
Màrios Hàkkas, Les cénobites (publie.net)
Georges Cheimonas, Les bâtisseurs, L'ennemi du poète et Le docteur Ineòtis
(Maurice Nadeau)
Dimìtris Dimitriàdis, Je meurs comme un pays (Solitaires intempestifs)
Phìlippos Dracodaïdis, Sainte Maure (Seuil)
Yòrgos Ioànnou, Le sarcophage (Climats) et Douleur du Vendredi saint
Chrònis Mìssios, Toi au moins, tu es mort avant (publie.net)
Mènis Koumandarèas, La femme du métro et Le beau capitaine (Quidam)
Nìkos Kokàntzis, Gioconda (Aube)
Ioànna Karystiàni, La petite Angleterre et Un costume dans la terre (Seuil)
Athanase Chimonas, Ramon et Mauvais grec (Alteredit)
Èrsi Sotiròpoulos, Zigzags dans les orangers (Maurice Nadeau)
Zyrànna Zatèli, La fiancée de l'an passé (publie.net), La mort en habits de fête
(Seuil) et Gracieuse dans ce désert (publie.net)
Vanghèlis Hadziyannìdis, Le miel des anges ( Albin Michel)
Ioànna Bourazopoùlou, Qu'a-t-elle vu, la femme de Loth ? (Ginkgo)
Sèrgios Gàkas, La piste de Salonique (Liana Levi)
treize pièces de théâtre, dont huit publiées :
Loùla Anagnostàki, La victoire et Le ciel rouge (L'espace d'un instant)
Xènia Kaloyeropoùlou, Ulyssindbad (L'espace d'un instant)
Yòrgos Maniòtis, Le trou du péché (L'espace d'un instant)
Dimìtris Dimitriàdis, Homériade, Chrysippe et Phaéton (Solitaires intempestifs)
Andònis Georgìou, Mon lave-linge bien-aimé (Éditions théâtrales)
six anthologies poétiques :
Anthologie de la poésie grecque contemporaine, 1945-2000
(Poésie/Gallimard)
La Grèce de l'ombre, chants rebètika, avec Jacques Lacarrière
(Christian Pirot)
Douze jeunes počtes (publie.net)
Anthologie de la nouvelle poésie de Patras (Peri technon)
Chants de mort (Alidades)
Médecines crétoises (Alidades)
Participation à Patras' poets in European languages (Polyedro)
A traduit et édité lui-même, aux Cahiers grecs, les poètes Mìltos Sakhtoùris, Kiki Dimoula, Christòphoros Liondàkis, Mihàlis Ganas, Dimìtris Papadìtsas, Alèxis Traïanos, Tìtos Patrìkios, Dìnos Christianòpoulos, Dimìtris Kraniòtis, Tàkis Sinòpoulos, Jenny Mastoràki, Yòrgos Thèmelis, Nìkos Karoùzos, Andònis Fostièris, Manòlis Pratikàkis, Dìmitra Christodoùlou, Thanàssis Hadzòpoulos, Yòrgos Markòpoulos, Athina Papadàki, Katerìna Anghelàki-Rooke, Yòrgos Chronas, Stratis Pascàlis, Yànnis Kondos et Leftèris Poùlios.
Kiki Dimoula, Le peu du monde suivi de Je te salue Jamais (Gallimard) et Mon dernier corps (Arfuyen)
Hàris Vlavianos, Vacances dans la réalité (Circé)
Poèmes de Andrèas Embirìkos, Mìltos Sakhtoùris, Mihàlis Ganas, Christòphoros Liondàkis et Stratis Pascàlis sur publie.net
Počmes de Někos Kavvadìas (hors commerce)
Enseigne la traduction au C.E.T.L. de Bruxelles et à l'université Paris VII (Institut d'anglais Charles V, DESS de traduction littéraire) depuis 1991.
Lauréat du prix Nelly-Sachs en 1996, du prix de l'Association des traducteurs littéraires de Grèce en 1999 pour les traductions parues dans les Cahiers grecs, du prix Laure-Bataillon en 2004 pour sa traduction du Miel des anges et du prix Amédée-Pichot en 2004 également. Bourse de traduction 2010 du Prix européen de littérature pour ses traductions de Kiki Dimoula et «pour l'ensemble de ses travaux sur la littérature grecque moderne».
Membre des jurys du prix de traduction Nelly-Sachs et du Prix Européen.
A publié Le bout du monde à Neuilly-Plaisance, Transports solitaires, Verbier, herbier verbal et Coups de langue aux éditions Maurice Nadeau, Elle ma Grèce et Babel & blabla sur publie.net et Cours toujours aux éditions des Vanneaux.
Publiera prochainement Eden et environs et Éduquons !

Le bout du monde à Neuilly-Plaisance, Voyage dans la banlieue de Paris. Photos de Michel Lamoureux. Maurice Nadeau, 1994.
Tous les samedis matin, très tôt, l'auteur explore la banlieue en courant. Il a fait vœu de la connaître toute entière, avant de comprendre qu'elle n'a pas de fin. Les pages de son livre s'égrènent sur des milliers de kilomètres, de Sèvres à Montreuil, de Champigny à Viroflay, d'Arcueil à Montmorency, avec de brèves plongées dans le temps vers les années 30 ou 50. Fragmentaires, décousues en apparence — à l'image des banlieues —, ces notes s'enchaînent pourtant comme les étapes d'une quête ; elles disent la magie des lieux déserts à l'aube, la beauté, le bonheur entrevus ; elles sont une grande lettre d'amour (parfois moqueuse, toujours tendre) à ces coins si communément méprisés, aux terrains vagues, aux impasses, aux petits jardins, aux petites maisons, aux noms de ces maisons, des rues, des cafés — aux fragiles fééries de la banlieue.
Dans ces images d'une humble réalité, un peu de rêve s'est glissé en douce. Ce livre est dédié à tous ceux, banlieusards ou non, qui partagent la devise de Robert Doisneau : «trouver où que l'on soit des raisons de s'émerveiller».

Transports solitaires. Maurice Nadeau, 1998.
Le métro parisien, ses foules, ses fous, ses SDF, ses couples d'amoureux, ses moments de grâce, de beauté — tout un monde, qu'un homme de cinquante ans, traversant Paris de Mairie-de-Montreuil à Pont-de-Sèvres, décrit pour la jeune femme qu'il aime et qui ne se déplace qu'en avion.
Des couples dont on entend les ébats.
Les caissières d'un supermarché.
Les femmes nues des revues porno.
Une série de rêves aériens.
Un lycée de banlieue et ses jeunes filles en fleurs.
À partir de ces matériaux, entre documentaire et fiction, six histoires s'ébauchent et peu à peu communiquent, souterrainement parcourues par les mêmes thèmes : la réalité rugueuse et pourtant fuyante ; le rêve aux fragiles envolées ; l'amour, point culminant des deux.

Verbier, herbier verbal à l'usage des écrivants et des lisants. Maurice Nadeau, 2000.
Ce livre n'est pas un traité, un manuel, une somme exhaustive, mais un ensemble de notes qui représentent pour le lecteur ou l'écrivain ce que l'herbier est au botaniste et le carnet de croquis au peintre. Les mots, leurs sonorités, leur longueur, leur succession, les phrases, leur syntaxe, leur ponctuation, leur rythme, telles sont les étapes de ce voyage dans la langue française d'hier et (surtout) d'aujourd'hui. Le Verbier, déclaration d'amour à cette langue et à ses écrivains, s'adresse à tous les passionnés de l'écriture et de la lecture.

Coups de langue. Maurice Nadeau, 2007.
— Tu continues ta chronique dans la Quinzaine l'an prochain, Michel ?
— Il vaut mieux que je m'arrête, Maurice. La matière est inépuisable, pas moi... Les lecteurs non plus... Après six ans de Coups de langue, ils doivent en avoir marre ! Par contre, on pourrait tout rassembler en volume.
— Cela ferait une suite à ton Verbier. On ajouterait tes notes sur les temps verbaux chez Echenoz et Michon, ton papier sur les mots de la colère paru dans un numéro d'été de la Quinzaine...
— On mettrait sur la couverture les noms des auteurs que je cite le plus... Et pour le titre, j'aimerais bien garder Coups de langue.
— Pourquoi pas ? Après tout, ce que tu nous racontes là, c'est une histoire de mots, de gourmandise, d'amour...

Elle, ma Grèce. publie.net, 2008.
Tu étais tout pour moi : grand-mère et petite sœur, amante et amie, bienfaitrice, prédatrice, sage et folle, charmeuse, emmerdeuse. Lointaine et proche. Refuge et terre inconnue. Tu n'as pas tenu tes promesses. Tu m'as donné ce que je n'attendais plus. Je te dois quelques uns des pires moments de ma vie, et certains des meilleurs.
Oui ! c'est à toi que je parle, Grèce de mes fesses !
Je crois que je t'aime toujours.
Je raconte ici tes lieux et tes gens, les amis, les amies, les prosateurs, les poètes, les vivants et les morts.

Babel & blabla. publie.net, 2008.
Vingt-cinq ans de traduction du grec, romans, nouvelles, récits, poésie, théâtre. Tout au long de ce parcours, à côté de moi puis dans l'ordinateur, un carnet où je prends des notes. Besoin de ces écritures pour réfléchir sur mon travail et progresser, mais aussi faire progresser les apprentis traducteurs dont j'ai la charge — puisque la traduction, on commence à le savoir, peut et doit s'enseigner.
Analyses, comparaisons, portraits, choses vues, lues, entendues, moments ordinaires ou extraordinaires, douleurs et bonheurs, cette espèce de journal de bord s'adresse non seulement aux traducteurs eux-mêmes, mais à tous ceux qui écrivent ou qui lisent : lire, écrire, traduire, ces trois apprentissages n'en font qu'un. Le blabla théorique est ici réduit à l'extrême. Pas de grands échafaudages conceptuels, pas de traductologie, mais une approche par les sens, l'oreille surtout : la musique avant toute chose...

Cours toujours. Éditions des Vanneaux, 2011.
COURS TOUJOURS
4e de couv.
Pourquoi s'est-on longtemps défoncé sur le marathon, sur cent kilomètres ou dans des cross, loin derrière les meilleurs ? Pourquoi, l'âge des charentaises venu, continue-t-on de courir les rues et les bois par tous les temps ?
Masochisme galopant ? Culte fascisto-pétainiste de la nature et du corps ? Adhésion malsaine à l'esprit de compétition néo-libéral, comme le diagnostiquent certains brillants cerveaux ?
On ne sait pas. On se souvient surtout d'une foule de sensations subtiles, de rudes bonheurs et de pures euphories, d'instants planants solitaires et aussi de beaux moments d'amitié.
On est au moins sûr de deux choses : courir oxygène les neurones ; courir aiguise le désir d'écrire.